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  En visite Alain Juppé a eu droit au défilé des généraux algériens filmés à genoux en train de pleurer et demander pardon pour le meurtre des moines de Tibhirine on a surtout reconnu Lamari peut être Belkheir et cela filmés en direct par France 2 ou antenne 2 à l'époque cela en dit long sur le degrès d'indépendance de l'Algérie des génraux algériens en train de lécher le spieds de Juppé le suppliant de ne pas les tuer et les tenir responsables des GIA !

 Les GIA étaient donc aussi des fonctionnaires de l'état français?

 

 

Dans ses mémoires, Charles Pasqua raconte comment Alain Juppé, l’homme, qui prétend devenir le président de la République, a été impliqué dans la mort des moines de Tibhirine. À l’époque, alors que Pasqua avait chargé Jean-Charles Marchiani (préfet du Var) d’activer un contact avec le GIA à Alger pour trouver un moyen de négocier, Alain Juppé va brutalement désavouer et décrédibiliser Marchiani. Tout ceci parce que Monsieur « Susceptible » n’a pas été mis au courant par Jacques Chirac resté un peu évasif sur la question. On connaît la suite !

Voici un extrait de l’article intitulé : « Pasqua, son testament intime » dans Valeurs Actuelles du 22 septembre 2016 :


« L’année suivante, en Algérie, se produit l’enlèvement des 7 moines trappistes du monastère de Tibhirine, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996. Le responsable de la mouvance islamiste qui affirme les détenir prend langue avec l’ambassade de France à Alger. Marchiani qui est en poste à Toulon, m’informe qu’il dispose d’un contact sur place pour toucher les ravisseurs. Il connaît bien le dossier, lui qui a travaillé sur le GIA durant mon second passage à Beauvau. Comme pour l’affaire des pilotes (…en Bosnie…), j’en parle à Chirac: « Alors, qu’est-ce qu’on fait ? – Ecoute, Charles, faisons comme la dernière fois. Il n’y a qu’à envoyer Marchiani, et qu’il utilise son contact. Mais, surtout, il ne faut pas en parler à Juppé. »


Jean-Charles Marchiani se rend donc sur place. Mais sa visite est éventée. Alain Juppé l’apprend et réclame des explications à un Chirac évasif, qui dit ne rien savoir. Juppé prend la mouche et déclare à un journaliste qui l’interroge sur cette affaire : « …J’apprends avec étonnement que le préfet du Var est à Alger. Sa place est à son poste, dans le Var. Il n’est chargé d’aucune autre mission. »

Les preneurs d’otages rompent le contact. Ils doivent considérer la déclaration du premier ministre comme un refus de négocier, et un désaveu de Marchiani. »

On connaît hélas la fin tragique de cette histoire, parce que Monsieur « droit dans ses bottes » ne comprend rien et n’a aucune finesse et encore moins d’intelligence… Et, il voudrait composer avec les islamistes pour nous concocter un avenir radieux.

 

Paris, au plus haut niveau de l’Etat, on commence à s’inquiéter. L’enlèvement des moines a bien fait la une de certains journaux, mais a vite cédé la place à d’autres sujets d’actualité. […] Le président de la République, Jacques Chirac, est – restons dans l’euphémisme – prodigieusement agacé par le peu d’informations qui remontent jusqu’à lui. Le Premier ministre, Alain Juppé, ne semble pas manifester d’acharnement dans le suivi du dossier. […] Pour Jean-Charles Marchiani, c’est en raison des dissensions entre les différents services français que Jacques Chirac se décide à avoir officieusement recours à ses talents pour obtenir la libération des moines. Le préfet est convoqué à l’Elysée le samedi 6 avril 1996 à 21 heures. […] « Nos services pataugent [dit-il au préfet du Var.] Vous, vous connaissez bien les Algériens, vous vous entendez bien avec eux. Essayez de voir ce que vous pouvez faire tout en restant très discret. Il faut que personne ne sache ce que vous faites. » […]

A en croire Jean-Charles Marchiani, ce que le GIA exige en contrepartie de la libération des moines est dérisoire : de l’argent, rien de déraisonnable, la libération de plusieurs détenus de droit commun purgeant en France des condamnations pour des délits mineurs (trafic de drogues, proxénétisme), ainsi que l’obtention de titres de séjour pour différentes personnes se trouvant en situation irrégulière sur le sol français. A aucun moment, m’assure l’ancien préfet, il n’est question d’un renversement d’alliance politique, d’un lâchage d’Alger par Paris ou de l’arrêt des livraisons de matériel militaire français à l’armée algérienne. Les ravisseurs l’auraient-ils exigé que l’émissaire français se serait trouvé en situation délicate. Personne n’était au courant de sa mission, surtout pas les ministères les plus concernés par de telles exigences : la Défense et les Affaires étrangères. Il ne pouvait sceller des engagements qu’il n’aurait pu tenir. Ces confidences de l’homme du Var sur les exigences des ravisseurs – si elles sont avérées – paraissent à la fois secondaires et pleines d’enseignements. Pour ce qui est des sommes d’argent réclamées, il les qualifie de simples « gratifications » […].

S’agissant de la libération de détenus de droit commun incarcérés en France, ces demandes renvoient plus à une dimension artisanale, quasi familiale, de l’activité terroriste et de la lutte clandestine. Le GIA est une grande famille où chacun se connaît et connaît les secrets bien cachés de ses compagnons de lutte. Obtenir une remise de peine ou la liberté pour le frère, le beau-frère ou le petit-cousin d’un membre du mouvement, tombé pour une affaire de droit commun certes condamnable par la morale islamique, c’est s’assurer à peu de frais des soutiens indéfectibles et des relais précieux au sein de la population. C’est aussi fédérer les autres groupes rivaux, voire ceux qui auraient pu prendre, à un moment, le contrôle des moines kidnappés mais n’auraient pas ­disposé des contacts nécessaires pour monnayer leur avantage. Quel que soit le cas de figure, c’est un ­retour sur investissement garanti. […]

Si la version de Jean-Charles Marchiani des débuts des tractations est exacte – et rien ne va à l’encontre de cette thèse –, elle confirme que l’enlèvement des moines, même s’il aurait pu servir objectivement les intérêts circonstanciels des militaires algériens, ne serait guère plus qu’une vulgaire affaire de chantage, de passe-droits et de propagande. Pire, au regard des revendications, les moines de Tibéhirine figurent en piètre posture. Aux yeux des djihadistes, leur valeur d’échange n’équivaut qu’à quelques comparses sortis du droit chemin, rien de plus. […]

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