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Croissance: -0,1%

Malgré une accélération de la demande extérieure adressée à la France - les exportations vont progresser de 1,3% au second semestre selon l'Insee-, le climat des affaires reste dégradé. L'activité devrait enregistrer un rebond de 0,2% au deuxième trimestre, après -0,2% début 2013 et fin 2012, ce qui permettrait à la France de sortir de récession... provisoirement. Ce rebond serait en effet de courte durée et l'activité devrait à nouveau manquer de ressort au second semestre (0% au troisième trimestre et +0,1% au quatrième). Sur l'ensemble de l'année 2013, l'activité reculerait ainsi de 0,1%. Une prévision conforme à celles du FMI et de la Commission européenne.

Chômage: 11,1%

Le recul de l'emploi marchand a été limité au premier trimestre 2013 (-8000) : l'emploi intérimaire s'est redressé mais l'emploi, hors intérim, dans l'industrie a reculé. Avec la faiblesse de l'activité, la situation sur le marché du travail continuerait de se détériorer d'ici fin 2013, même si la baisse de l'emploi marchand serait atténuée par les premiers effets du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Au total, 114.000 postes seraient supprimés en 2013 dans le secteur marchand. La baisse de l'emploi serait toutefois plus limitée grâce à la forte augmentation du nombre d'emplois aidés, en particulier avec la montée en puissance des emplois d'avenir. La hausse du chômage se poursuivrait néanmoins : le taux de chômage augmenterait de 0,3 point à 11,1% fin 2013 (y compris Dom).

Inflation : +0,8%

Le niveau élevé du chômage et la faiblesse des capacités productives continueraient de peser sur les prix. En outre, avec la stabilisation du prix du pétrole, les prix énergétiques progresseraient peu. En moyenne annuelle, le ralentissement des prix à la consommation serait net: ils augmenteraient de 0,8% en 2013 après +1,9% en 2012.

Salaires : +0,3%

Les salaires nominaux seraient freinés par la dégradation du marché du travail et par la baisse de l'inflation. Leur progression sur un an s'établirait ainsi à 1,2% fin 2013 alors qu'elle était de 1,7% fin 2012. Toutefois, la baisse de l'inflation ne se transmet que progressivement aux salaires, de sorte que les salaires réels se redresseraient légèrement. Sur un an, leur progression resterait néanmoins limitée (+0,3% fin 2013).

Impôts : +1,1%

Les nouvelles mesures prévues la loi de finances pour 2013 induisent une hausse des cotisations et des impôts payés par les ménages de l'ordre de 1,1 point de revenu en 2013, une ampleur comparable à 2012. Les prélèvements effectifs ralentiraient néanmoins nettement en 2013 car leur évolution spontanée, hors mesures nouvelles, serait affectée par la faiblesse des revenus en 2012.

Pouvoir d'achat : +0,2%

Malgré le ralentissement des revenus d'activité, le recul du pouvoir d'achat - -0,9% en 2012, un recul historique - s'interromprait en 2013. Grâce à la baisse de l'inflation et à la moindre vigueur des prélèvements obligatoires, le pouvoir d'achat se redresserait légèrement cette année, de +0,2%.

Consommation des ménages: -0,1%

La baisse de la consommation des ménages en 2012 (-0,4%) a été plus faible que celle de leur pouvoir d'achat (-0,9%) : le taux d'épargne des ménages a reculé de 0,5 point. Ce comportement était attendu car les ménages tendent à lisser à court terme les chocs à la hausse ou à la baisse sur leurs revenus, particulièrement lorsqu'il s'agit de chocs d'impôts. Mais ce lissage n'est que temporaire et les ménages finissent par ajuster leur niveau de dépenses à leur niveau de pouvoir d'achat. La forte baisse du pouvoir d'achat en 2012 aurait donc un impact baissier sur les dépenses de ménages en 2013. Par ailleurs, la détérioration du marché du travail entraînerait de nouveau une hausse de l'épargne de précaution. Dès lors, le taux d'épargne se redresserait légèrement en 2013 (+0,3 point). Ainsi, les dépenses de consommation reculeraient légèrement en 2013 (-0,1%).

Investissement des entreprises: -2,4%

L'investissement des entreprises non financières continuerait de baisser d'ici la fin de l'année. Le contexte resterait en effet peu propice à l'expansion des capacités productives : les perspectives d'activité sont dégradées et le taux d'utilisation des capacités est faible. Le taux d'investissement des sociétés non financières s'établirait à 18,8% de leur valeur ajoutée au quatrième trimestre 2013, significativement plus bas que le pic de 19,9% atteint fin 2011. Au total, sur 2013, l'investissement des entreprises devrait reculer de 2,4% après -1,9% en 2012.

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